Aube, âme, ah...!
Bas ragot, bas mât (proverbe de barreur)
Baraka au bas mot !
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(n'ayant point de tête de lard à steak à se coller sous L'Adam , ni d'Hamlet au yeux, reste ce crâne d'hystérie (colle
active))
ORGE n. f.
Définitions : du latin hordeum « céréale à épi barbu cultivée pour son fourrage précoce et son grain » (Dictionnaire Historique de la langue Française – Alain Rey – Robert – 1992). « On appelle orge mondé, une potion qu'on fait avec de l'orge dont on a fait tomber la peau. Les Dames prennent de l'orge mondé pour se conserver le teint frais & s'engraisser. » (Furetière - 1690).
L'orge, gros, grand et gras, est connu du grand public depuis l'invention, en 1638, du sucre d'orge, par des bénédictines de Morret-sur-Loing. Cette petite ville proche de Fontainebleau fut en effet l'un des ports d'attache de l'école de peinture dite « de Barbizon », bien connue pour la longueur de la barbe de ses artistes, elle même d'ailleurs inspirée de celle de l'épi dru précoce sus-cité (on disait d'eux, d'ailleurs, « quelle barbe y'z'ont ! » tant leur peinture était ennuyeuse, et on terminait en souriant "heureusement qu'ils ont l'épi dru !"). Il est à noter que le nom de cette bourgade vient des invasion maures (Maure a donné Morret) à la fin de l'Empire Romain. C'est sans doute par allusion à l'anatomie de ces peuples d'origine africaine que le terme « long » (dérivé et développé ensuite en Loing, par ajout du i phalloïde, classique dans ces abus de lents gages), issu sans doute d'une mémoire de tradition orale à vecteur féminin, a été peu à peu accollé à Morret pour former le nom actuel de l'agglomération. Le proverbe « plus c'est long, plus c'est bon » est sans conteste originaire de Morret, et il est d'usage d'admettre qu'il serait également à l'origine de la fabrication du fameux divin sucre bénédictin (qui a donné plus tard le non moins divin « gode sugar » de nos amis les engueulés). Il est à préciser, par incise, que c'est sans doute par un dérivatif (d'ailleurs dépréciatif) de l'usage des termes « épi dru » (parlant d'orge) que s'est construite la locution « et prie dieu » (par l'ange d'or).
Racontant la vie intime d'Annie, l'une des bénédictines, c'est enfin Serge Gainsbourg qui popularisa et vulgarisa définitivement l'orge et le suc de son sucre, avec sa chanson « Les sucettes » (Eurovision 1966). Extrait : « Lorsque le sucre d'orge / Parfumé a l'anis / Coule dans la gorge d'Annie / Elle est au paradis ».
Orge, orgie, orgasme, mais aussi orgueil, ont la même étymologie. C'est pour respecter ces racines que l'orge entre dans la composition de breuvages dionysiaques comme la bière ou le whisky.
Voir également "Singe Orge" dans nos articles précédents.