Rush et rush et...

Cas lent (diriez-vous ?)

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Vendredi 18 janvier 2008
 
L’abbé sait que l’abbesse aidée ne manque pas d’air.

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(Mais si l’abbé cédait, de quoi s’aiderait-il ?)

 

Par Lou-ou-Li-c'est-selon - Publié dans : L'eau goret
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Mercredi 16 janvier 2008
Remarque :

12 lettres... puis AIME, puis HAINE... puis 12 autres lettres.

...

Par Li (vide) - Publié dans : L'eau goret
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Samedi 12 janvier 2008
[7] - Epile ogre : Comme ment vendre une telle pinte dure ?

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Réalisé en 1907, cette oeuvre resta longtemps dans l'atelier de l'artiste, connue de seulement de quelques amis (qui d'ailleurs ne l'appréciaient guère - le grand Matrice ne disait-il pas lui-même que, la regardant, il avait "l'impression de boire le pétrôle de la lampe" avec laquelle elle avait été peinte en grande partie, la nuit). Elle ne rencontra le public que dans les années 20. Ce fut à l'occasion de sa vente par un jeune marchand de tableau très scrupuleux qui avait l'habitude de faire protéger sa collection par ses chiens (Danois, Harrier et Rothweiler). Le titre original étant assez peu vendeur, il fallu le changer. de longues recherches commencèrent, et la transformation du titre fut laborieuse. En voici quelques extraits, tirés des archives privées d'Elie Autreop (donc le reste des aventures est d'ailleurs narré dans la Lippe du loup, >> ici) :


Le bordel de la rue d'Avinyo
Le bord d'elle de l'art eut havre et gnons
Le dors belle d'havre ignoble
Le dos rebelle de larves de pignons
Le doigt recelle l'art vigneron
Le doux art me scelle la vigne en rond
L'aide arme scelle ta vie Néron
Les dames gèlent et fine y ont
Les demoiselles d'Avignon
Les deux mous à zèle, taf et gnon


Durant le laps de temps qui sépare l'achèvement de l'oeuvre et sa vente advint un évènement majeur : la première guerre mondiale (appelée aussi l'aigre on digère, l'adhère des derches, ou encore la guerre du cas torve des nuits). Cette boucherie marqua fortement le peintre, par sa violence et son horreur. Elle inaugurait un siècle où la destruction des corps allait être poussée à un degré de développement et à un rythme jamais atteint dans l'histoire de l'humanité. Avec ses corps froissés, déchirés et détruits, l'horrible tableau de la rue Ravignan, après coup, s'avérait prémonitoire, et quasi prophétique du caractère déstructuré, fragmenté, violent, de la modernité en marche. A cette occasion, le peintre prit conscience de la très grande force créatrice de son art, qui, partant de l'expression d'un sentiment ou d'une émotion très personnelle ou intime, accéde bien souvent à une universalité ou chaque humain peut se reconnaître.


Par Li (pidique) - Publié dans : Is too art ? Dollars !
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Jeudi 10 janvier 2008
[6] - Anale liste : Cuisse passe-t-il ici ?

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demous.jpg Que se passe-t-il donc, sur cette scène de théâtre pour ballets rosses ? Que s'y joue-t-il ?

Tout porte à croire que c'est une tragédie. Un décor froid et froissé. Des corps taillés à la hache, où les angles viennent lutter contre les angles (à la question "es-tu un ange", ces femmes répondent "je suis un angle !"). Pointe du sein gauche de la femme du centre contre pli aigu du rideau bleu, par exemple. Ou tranche de melon hameçon (phallique ?) qui semble se ficher dans la jambe de celle qui est en bas à droite (la courbe de son mollet reprend très parallèlement celle du melon, d'ailleurs, comme pour en doubler l'agressivité en créant avec le pli interne du genou une autre pointe acérée).


Du regard sombre de la femme de gauche à l'oeil au beurre noir de celle du coin supérieur droit, le specateur est pris au piège de ces furies. Les deux sirènes l'accueillent, avec leur bras comme des pinces de crabes (elles sont plus insectes - insexes ? - que femme, et leurs bras devienent des mandibules dangereuses, comme celles de la mante religieuse, cet animal qui dévore le mâle pendant l'accouplement).

Puis c'est (après avoir goûté à l'aigreur et l'âpreté des fruits des fendues - et pris le passage qu'ils forment plastiquement (cf. chapitre "des ce cri, scions") le salut à croupe pire de ce janus bifrons féminin (mais au fond, est-on si sûr qu'il s'agit d'une femme ?), monstreux et obscène, caché sous le masque (de (vieille) carne avale (affable - affale - affole)). Et c'est enfin la poitrine losangique plate surmontée de l'horrible museau simiesque. Un morceau de peinture brute, brutale, sauvage.

Cet obscur objet du désir est ici également le sombre objet de la répulsion. Qui s'y frotte s'y pique, dit le proverbe. Ici, c'est l'éros, mais sans pétale (et santé pâle), et avec toutes les épines (et les... enfin bon... hum). C'est d'ailleurs à l'époque où ce tableau est peint que Sigmu Und Fred, un couple de psy allemands, commencent à toucher le fondement de leur recherches sur la chose sexuelle. En 1905 déjà, ils avaient publié, en réponse à un compatriote charlatan psy-lacaniste travaillant aussi en France (à la Sale Pétaudière), leur Etroit essai sur la théorie sec sur elle, ouvrage qui fit tant parler de lui, et dont la citation majeure est bien connue : "Hé rosse ! Tu n'as qu'os" ! Peut-être notre artiste l'avait-il déjà lu, en 1907 ?


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Epile ogre : Comme ment vendre une telle pinte dure ?]
Par Li (bidinal) - Publié dans : Is too art ? Dollars !
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Jeudi 10 janvier 2008
Henry Matrice

Peintre très fécond. Faux voeux (et vrai feu). A la fin de sa vie, il faisait figure de beau vieillard doux et serein, toujours prêt à se mettre en quatre pour ses proches. Un vrai papi découpé, quoi. Toujours dans la modernité la plus avant-gardiste, et à cause de cette situation toujours à la pointe de l'art (et aussi d'ailleurs du point de croix), le Père Couturier (qui avait un lèger cheveux sur la langue, une sorte de zozottement familier à ceux qui connaissent bien le milieu de la mode et des ses echos) disait souvent de lui : "Il s'appelle "devance", ce cer amique !". Quelques fois, plus sarcastique, il ajoutait à demi-voix (dit-on) : "...et sévit trop !"

[...]
Par Li - Publié dans : Les mecs aux nues
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Mardi 8 janvier 2008
[5] - Jeune aise du tableau : 3 - Un mordu du croqué, mais qui mord !

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3 - 4 - 5
 

Revenons à nos mous tons (ces fameux tons mous des Deux mous à zèle), et à nos croquis croquants, craquants et croustillants. Que constatons-nous ? Que Pic, à l'évidence, dessine une femme, qu'à l'évidence il en simplifie les formes pour obtenir une image archaïsante et non anecdotique, et, qu'à l'évidence, il choisit, pour représenter le féminin, les formes archétypales du masculin.

Ah ! les vits dansent !


Caisse à dire ? Tout d'abord qu'ainsi le peintre signifie clairement que son oeuvre ne concerne en aucun cas la fécondité et la maternité féminine. Foin (et fion d'ailleurs) de cela, c'est sûr ! Mais aussi (et surtout) qu'en alliant l'idée du féminin, décliné selon les catégories du désir, aux formes du masculin, donc aux formes de la puissance, de la force, ou même de la violence, ce n'est pas d'érotisme "soft" qu'il est question ici, mais d'érotisme "hard". De sexe. Et si on rapproche le mot sexe du mot violence, on obtient le mot "viol".

Et ceci nous rappelle qu'Éros tailla son arc et ses flèches dans le bois de la massue d'Hercule (qui n'était pas du bois dont on fait les pipes, f'est fûr...).

 

 

Au sujet de la recherche par l'artiste de l'expression d'une sexualité violente et obscène, les pages 38 et 39 du carnet n° 42 sont d'une importance majeure pour en comprendre la genèse. Elles montrent comment "arrive" la figure féminine la plus étrange du tableau, et la plus obscène aussi (la femme accroupie en bas à droite).

Elles montrent surtout que c'est avant tout un pur fonctionnement visuel et plastique de la part de l'artiste qui est à l'origine de la création de ce nouveau personnage.

En effet, la page 38 (ci-dessous) porte le tout dernier croquis de femme nue de dos (qui d'ailleurs ne sera pas retenue pour la composition finale - trop pudique sans doute).

croquis-7.jpg
Ce croquis correspond, visuellement parlant à un schéma ouvert (ouverture des bras vers le haut, et des jambes vers le bas).
croquis-8.jpg
Sur la page qui suit (page 39 - ci-dessous), le peintre décide de changer de direction, d'un point de vue plastique. Reprenant le schéma de la page précédente, il en change simplement un paramètre : déplaçant les courbes "bras" et "jambes" sur l'axe du corps, il passe d'une forme ouverte à une forme fermée.
croquis-10.jpg
Ce léger déplacement du schéma visuel de sa figure lui permet de passer à une forme totalement nouvelle, sans sortir de la logique plastique dans laquelle il travaillait jusque là. Il ne lui reste, si l'on peut dire, plus qu'à "remplir" cette forme d'éléments figurant le corps pour obtenir la figure féminine du coin inférieur droit du tableau (*).
croquis-9.jpg
croquis-11.jpg


Pertinence d'un outil : la plume.

 

De très nombreux croquis (et précisément ceux dont les trouvailles seront sauvegardées dans la composition finale) sont réalisés à la plume. C'est elle qui sera utilisée lors de l'un des tout premiers croquis tentant d'organiser la composition générale du tableau.
croquis-12.jpg
À de nombreuses reprises, bien-sûr, la plume est abandonnée, pour des recherches à la mine de plomb.
croquis-13-15.jpg
Elles créent un espace plus doux, plus souple, plus rond, dont finalement rien ne sera maintenu dans le tableau définitif.
croquis-16.jpg croquis-17.jpg croquis-19.jpg
La plume, donc. Cet outil de métal, très pointu et agressif, est ici travaillé très rapidement, et avec vigueur. Il va jusqu'à entamer le papier, quelques fois. Il laisse des traces incisives, souvent raides, rudes, agressives...


La sensibilité de l'artiste l'amène très vite à saisir l'importance de ce point. L'agressivité, la violence qu'il cherche dans la thématique de son oeuvre, il en a trouvé l'expression plastique la plus adéquate. le Bordel philosophique sera un truc en plume. croquis-18.jpg croquis-20.jpg

Tous les personnages importants de la composition seront alors systématiquement retravaillés à la plume. Ainsi s'élabore sur les croquis un vocabulaire plastique à fonctionnement graphique, qui confine souvent à l'idéogramme, et à une sorte de calligraphie de la douleur. C'est peu à peu le pointu, l'aigu, le piquant qui deviennent l'orthographe du tableau (et de ces deux mous à zèle pas si molles que cela !).

...
croquis-21.jpg
De nombreux autres croquis permettent peu à peu de caler la composition, d'en organiser l'ambiance colorée, ou d'en structurer plus précisément les recherches formelles.

formel.jpg
La dernière étape avant le passage à la grande toile n'est pas des moindre. En effet, comme nous venons de le voir, l'outil idéal pour l'expression de l'agressivité et de la violence du tableau, c'est la plume.


Mais on ne remplit pas à la plume une surface de de toile de près de cinq mètre carrés aussi facilement qu'une page de carnet...

Il faut donc trouver, au pinceau et à la peinture, un équivalent visuel de ce que les croquis montraient à la plume. C'est la brosse dure qui sera le plus souvent utilisée. Elle sera assez fortement violentée sur la toile, usée jusqu'au bois, retournée pour que le manche heurte et griffe la peinture encore fraîche...

etude.jpg Fameux nu - printemps-été 1907.

Sur l'oeuvre finale, c'est la femme du coin supérieur droit qui garde les plus fortes traces de ces véritables batailles avec le matériau.

(*) - Les deux pages décrites ici sont consécutives dans le cahier, cela est un fait. Il est fort possible, en revanche, que la figure "obscéne" qui y est citée ne naisse pas précisément à ce moment, mais ait existé préalablement (le troisième croquis présenté dans la suite du texte semble - mais les cahiers ne sont pas datés - confirmer ce doute, puisqu'il est numéroté 38, et montre déjà le personnage en question). Cette remarque rectificatrice n'enlève cependant rien à ce qui est dit ici sur la dimension plastique de la recherche de l'artiste, ni sur le fonctionnement visuel des croquis aussi bien que du tableau final.

Une très belle visite aux Demoiselles est également à lire >> ici (rechercher "Visite aux demoiselles" - Rubrique "peinture").

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Par Li (mite chiant) - Publié dans : Is too art ? Dollars !
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Lundi 7 janvier 2008
undefined Saint Gland (10) 

Habité de tous l'épais chai,
queue ceingle en l'an vit.
Par Lou-ou-Li-c'est-selon - Publié dans : Les mecs aux nues
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Dimanche 6 janvier 2008
([4] - Parente aise(*) très héroïque : Masque hurlant / Fait mine l'une.

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Effectivement, à ce stade de l'étude une parente thèse est nécessaire, afin que certains invariants (relatifs) de la culture visuelle occidentale soient clarifiés pour tous (et attention, là, on part en thèse, donc, à moins qu'on le taise, le rire n'a pas sa part. Faut-il donc le rappeler ? Entre parents taiseux, on ne rigole pas plus qu'on ne parle ! Et puis tout cela n'est déjà pas si simple à expliquer, donc s'il faut en plus jouer sur les maux... merci ! ...enfin ...hum... sauf quand ça échappe, évidemment... là c'est différent... ...si on ne fait pas exprès, hein ? ).

La représentation masculine, depuis la nuit des temps, et dans des civilisations occidentales très différentes qui n'ont pourtant jamais pu se rencontrer, ni dans le temps ni dans l'espace (comme par exemple la Grèce antique ou les magdaléniens du paléolithique supérieur), a tendance à se ramener à quelques lignes et formes archétypales (bien que de nombreuses exceptions existent à ce qui va suivre, nous dirons ici qu'elles "confirment la règle", au moins dans une certaine mesure).

appolon.jpg Appeau long (pour oie blanche) - VIII°s av;-JC.

Ces formes et lignes sont celles, par exemple, que l'on pourra lire sur les représentations du "bel homme " (comprendre : "l'homme parfait, celui qu'il faut imiter dans la perfection de sa beauté"), comme par exemple cet Apollon du VIII°s avant JC :

  • Il est solide car il est fortement symétrique (donc équilibré - voir la ligne verticale bien marquée - et d'ailleurs peu réaliste - qui court de son entre jambes à son torse puis son cou), et il tient bien sur ses deux jambes et ses deux fesses puissantes.
  • Il est puissant car il a du souffle (il est coureur ou chasseur), et ceci est visible aussi bien à la largeur de ses épaules et de ses pectoraux qu'au resserrement compact des ses abdominaux.
  • Il est droit est fort car il a le rôle du protecteur et du conquérant dans le couple qu'il forme avec la figure féminine.

Sa forme s'apparente donc globalement à celle d'une colonne, dont le rôle est de soutenir solidement.

En un mot commençant : il est taillé en V, avec des pectoraux et des "tablettes de chocolat" à faire pâlir les filles ! Les canons de la beauté masculine classique n'ont pas beaucoup changé depuis prés de 3000 ans... Il faut dire que c'est le sculpteur Polyclète qui, au V° siècle avant JC, avait écrit un traité sur les proportions idéales de la figure humaine, qui décrivent - entre autres - ce qui est écrit ici, et que ce traité se nommait alors le "canon".
 
Au fil des siècles, la représentation gréco-latine du corps masculin (c'est-à-dire la représentation noble et classique par excellence, celle à laquelle les artistes occidentaux ne peuvent faire autrement que se référer - et c'est exactement le cas ici) a évolué, comme le montrent les images ci-dessous, mais sans jamais s'éloigner sensiblement des préceptes précédemment décrits.

appolons.jpg Les sept mercenaires (des mâles mous et l'hic c'est justement ça) - Evolution du VII°s au V°s av.-JC. - Comment taire ? Ne taisons pas : Alors que tout le corps se renforce, embellit, croit, mûrit, se développe et se muscle à l'envi, seul le sexe perdure sans amélioration (ce qui est un pléonasme : il perd dur en effet, au grand dam des dames).

La représentation féminine, quant-à elle, semble suivre des préceptes parfaitement contraires.
venus.jpg Venue jusqu'à l'hippie (tu piges ?) - 30 000 bp.

Précisons cependant que nous sommes dans une organisation des contraires qui correspond à l' "harmonie" classique : les contraires ne s'opposent que dans la mesure où ils se complètent parfaitement. Tout ce que l'un n'est pas, l'autre l'est. Ainsi c'est la réunion des contraires qui crée la perfection et l'équilibre.

  • Là où l'homme était solide, elle présente, quant-à elle de la faiblesse et de la fragilité. Elle n'est pas nécessairement si mes triques (mais quand elle l'est, alors...), et sa base est faible (pas de pied ici : elle ne peut tenir d'elle-même. Il faut qu'elle soit soutenue par un tiers - d'aucun se disent avec justesse : alors un gros tiers, vu le gabarit de la belle ! Un demi (de mêlée de préférence) ne serait même pas de trop !).
  • Là où l'homme montrait de larges épaules et des abdominaux serrés, la figure féminine montre un large bassin et de frêles épaules. Ici, comme c'est souvent le cas dans les représentations primitives (on en connait de nombreuses qui confirment ce qui va suivre), l'artiste a hypertrophié tout ce qui, dans le corps de la femme, montre sa fécondité et sa capacité à nourrir sa progéniture : fesses, ventre et seins. 

Sa forme s'apparente globalement à celle d'un vase, dont le rôle est de contenir (l'enfant à naître), et d'être pour cela soutenue solidement.

venusss.jpg
L'évolution de la statuaire gréco-latine en ce qui concerne la représentation féminine retrouve certains caractères décrits ci-dessus (la femme-cloche juste au-dessus est une oeuvre de la Grèce antique), quoique de façon moins évidente que pour la représentation masculine. On remarquera cependant que le corps en est toujours caché (autre opposition à la représentation masculine), et que le canon de la beauté féminine évolue peu à peu vers une taille plus large que les épaules ce qui sera par exemple le cas de la Vénus de Milo, au Louvre.
venuss.jpg Les six mères célibataires. Evolution du VII°s au V°s av.-JC. - Comment taire ? Ne taisons pas : Ni mariées, ni même mises à nu... C'est pas le grand rêve... Celle qui en a marre prend du champ (elle part en sous bois - de biche). Les autres (sauf une) sont en avance question bras cassés !

(*) - Voir un aparté intéressant sur l'importance de l'appart' hanté d'aise (cette sorte de virgule bandée, qui va d'ailleurs toujours par deux, l'une qui tend la joue à gauche, l'autre qui tend l'autre joue à droite) dans la Lippe du Loup >> ici.)

[...>> Proche, et ne mens ! : Jeune aise du tableau : 3 - Un mordu du croqué, mais qui mord !]

Par Li (vresque) - Publié dans : Is too art ? Dollars !
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Samedi 5 janvier 2008
[3] - Jeune aise du tableau : 2 - Croque qui ? Incarnés et brouillons de poules.

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"Le bord d'elle file au seau d'fric", comme Pablo aimait à appeler son tableau (titre qu'un de ses amis lui avait soufflé, d'après l'allège ondes), ne s'est pas fait en un jour (comme ce fut jadis le cas pour Rome, cette autre ville papale). C'est pourtant ce que l'on a longtemps cru ! En effet, suite à certains commentaires, et au caractère inachevé de la peinture elle-même (surtout sur ses deux coins opposés, inférieur-gauche - pied et bas du rideau - et supérieur droit - tête), l'idée s'est peu à peu installée selon laquelle il s'agissait d'une folie fulgurante, d'un premier jet génial, d'un cou d'un mètre, d'un assaut assez haut, bref d'une sorte de pic créatif. Pic, qui n'a jamais dédaigné ce qui pouvait maintenir sa légende sur les sommets, l'escarpe (que dis-je, l'escarpe... les Apennins, sûr !), n'a jamais démenti. Alors que pourtant il savait bien que son oeuvre lui avait demandé près de huit mois de travail, et des centaines de croquis préalables, tous consignés un à un dans quelques dizaines de carnets qu'il conservait jalousement. C'est seulement à sa mort, en 1973, que l'inventaire de son atelier permit de faire apparaître au grand jour à la fois la facétie cachotière du maître, et la face ici cachée de son oeuvre altière. C'est depuis que certains de ses détracteurs s'amusent à appeler notre artiste "Pic Cachot" (et aussi quelques fois, outre-manche, "Pic Cabot" (à dire à langue lèse : "Pic-a-boo") tant il est vrai que le maître était qu'à beau teint).

cahier.jpg
Attardons-nous donc sur le feuilleton du feuilletage de quelques bonnes feuilles tirées de ces carnets très incarnés qu'a croqué ce mordu du brouillon de poules, et de lèse kiss.

croquis-1.jpg Dans un cahier de 1906, nous trouvons ce croquis. Il n'est pas très éloigné, dans la pose prise par la fille, et dans l'ambiance colorée, du Harem de la période rose. Il annonce également la pose des deux femmes debout dont le regard fixe le spectateur dans la tableau final, et plus précisément celle qui est au centre (mis à part bien-sûr que celle dessinée ici a les yeux fermés). 
 
Traité dans une figuration assez réaliste (peu stylisée), ce personnage place ses bras au dessus de la tête comme un cadre qui met en valeur le visage. Ceci a pour conséquence non seulement de donner une forte valeur plastique au haut du corps, mais aussi d'offrir au regard le reste du corps avec plus de générosité.
 
Pour le moment cependant, cette représentation est trop anecdotique. Elle est celle d'une jeune fille nue, mise en scène (la présence des rideaux en est la preuve). Il s'agit du strip tease d'une jolie rousse (blonde ?) dont le spectateur est amené à décliner toutes les spécificités intimes : petits seins, petit ventre qui creuse déjà clairement le nombril, toison pubienne abondante, hanches trapues, etc. (à chacun de noter d'autre détail selon ses propres fantasmes).
 
Or ce n'est pas cela que Pic recherche. Il veut évacuer l'anecdote. Il veut qu'elle passe à l'as (de Pic), pour lui permettre d'accéder à une dimension plus universelle. Il veut représenter rien moins que LA féminité, ou plutôt LA sensualité féminine (vaste programme...). Pas la beauté anecdotique de telle ou telle jolie fille.

croquis-2-3.jpg Cahier n° 42 - pages 3, 4, 5 et 6 - 1907.

Cette recherche d'universalité l'amène tout naturellement à simplifier les formes, à les styliser, pour tenter d'accéder à l'essentiel, à l'essence même de ce qui est commun à toute figure féminine qui s'offre au désir de celui qui la regarde.
croquis-5-6.jpg Cahier n° 42 - Feuillets libres - 1907.

De nombreux essais sont nécessaires, avec de nombreuses hésitations, avant que cette figure se stabilise peu à peu.
croquis-4.jpg Cahier n° 42 - Feuillet libre - 1907.

[... >> Proche et ne ment : "Parente aise très héroïque et très serre-yeux : Masse cul l'un / Fait mine l'une"]
Par Li (bertin). - Publié dans : Is too art ? Dollars !
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Vendredi 4 janvier 2008
jacques-2.jpg
Singe aqueux, deux cons posent tels.
Par Li - Publié dans : Les mecs aux nues
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